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UNE ILE POUR REVER
la petite plage
335 habitants résident à Houat toute l’année. L’été, la population est multipliée par 10.
 
Les bateaux se voient obligés de diversifier leur activité pour palier à la diminution des ressources naturelles. Compte tenu des problèmes insolubles rencontrés par les pêcheurs au sein de l’union européenne, on comprend l’état d’esprit parfois « tendu » qui règne sur l’île : c’est tout simplement la survie de l’île qui est en jeu.
 
L’île est aussi un paradis pour les randonneurs. On peut également y faire des ballades à cheval, découvrir l’île à vélo ou VTT. L’endroit est très prisé pour les passionnés de chasse. Des sorties « pêche en mer » sont organisées sur l’île.


        
la grande plage

Il y a de cela 10 000 ans avant notre ère, la presqu’île de Quiberon courait en crête jusqu’aux deux sœurs qui ne portaient pas encore les noms de Houat et Hoëdic. Depuis, bon nombre de marées ont eu tout loisir de façonner cet archipel à « gros coups de suette », comme on appelle ici les tempêtes. Houat, la grande sœur, affronte l’histoire le dos courbé, partageant le sang et les larmes avec Hoëdic. Elle est par deux fois envahie par les Britanniques (XVIIème et XVIIIème siècles) après les avoir refoulés en 1496. Refuge des soldats royalistes rescapés du débarquement de Quiberon (1795), puis du chef des Chouans, Cadoudal, la contrebande sévit alors entre les îles et la presqu’île de Rhuys.Appauvri par les invasions successives, le village subit une grande misère dans l’autarcie. Seul le petit commerce du cabotage, quelques maigres récoltes d’avoine et la pêche leur permettent de survivre devant l’indifférence des gouvernants. Houat, mise en quarantaine pour cause de contrebande, instaure un système théocratique sous la férule incontestée du recteur.
Le prêtre tenait alors le glaive et l’encensoir, chef spirituel et temporel.
L’hiver 51 frappa à nouveau Houat. Le port d’Er Beg, à l’est de l’île, construit et financé par les habitants, venait d’être dévasté par une furieuse tempête. Aujourd’hui c’est à Port-Saint-Gildas que vous accostez, animé dès l’aube par la flottille d’une cinquantaine de bateaux de pêche colorés. Aux odeurs de poissons et de crustacés succèdent les senteurs poivrées de la lande au fur et à mesure que l’on franchit le raidillon du village.
Pour les adeptes du farniente, l’île possède de très belles plages. La grande plage (Treac’h Ar Gouret) 2 km de long, bien abritée où se mêlent les arbrisseaux noueux, les œillets de falaises, les oyats, ou encore l’avoine de jasmin. La plage du Salut (Treac’h Ar Salus), la plage de Béniguet (Treac’h Ar Beniguet) et on trouve également un nombre très important de petites criques tout autour de l’île.

 

DES VACANCES
INOUBLIABLES
le port

La majorité des hommes sont pêcheurs. On recense un armement de 23 bateaux.

 
L’étendue et l’intégrité du massif dunaire de Houat permettent d’y maintenir une flore préservée, typique de ces milieux dont le lys d’Houat, espèce rare et protégée, mais aussi les oyats, les immortelles, , les chardons et les liserons des dunes. Les falaises et les îlots (en particulier, ceux de la Chaussée de Béniguet) accueillent leur lot d’oiseaux qui s’y reproduisent (goélands, cormorans). La loi du 10/07/1976 protège les espèces animales et végétales présentes sur l’île.
 
 

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